Search
Search

Afrique Plus - Actualité et informations sur l'Afrique et le monde.

 

 

Rechercher un article !

Actualités - Afrique Plus

L'Institut Confucius met à profit son expérience et ouvre une licence professionnelle au Togo

L'Institut Confucius met à profit son expérience et ouvre une licence professionnelle au Togo

L'Institut Confucius de l'Université de Lomé (UL) a inauguré lundi sa filière de licence professionnelle chinoise, après dix ans d'enseignement du chinois au bilan salué par les autorités de cette université publique du Togo. En dix ans, l'Institut se prévaut d'avoir formé plus de 7.000 étudiants qui se sont inscrits en unité d'enseignement libre, soit près de 600 étudiants chaque année depuis quatre ans, et en formation continue. La plupart de ces étudiants travaillent comme interprètes ou traducteurs au Togo mais aussi dans les pays voisins, où ils sont très sollicités.

Dans un entretien avec Xinhua, le professeur Komlan Batawila, premier vice-président de l'Université de Lomé, a fait savoir que son établissement délivrera un diplôme de licence professionnelle qui résoudrait le problème auquel sont confrontés des apprenants sortis de l'Institut mais exerçant sur le terrain avec des certificats. Aussi a-t-il a salué la coopération entre l'UL, l'Université des études internationales de Sichuan et le siège Hanban de l'Institut, qui a permis l'installation de l'Institut Confucius au Togo. "C'est une coopération vraiment au beau fixe. Tout ceci, c'est grâce à la grande coopération sino-togolaise", a dit M. Batawila.

Dans un autre entretien avec Xinhua, Zhou Ping, directeur chinois de l'Institut Confucius de l'UL, a expliqué que la formation en licence professionnelle tient compte de la traduction et de l'interprétariat et intégrera également la formation au chinois médical. Sur la compétence des anciens élèves de l'Institut, il a déclaré : "Vu la qualité de la formation et la performance linguistique de nos étudiants, ils sont très demandés en Côte d'Ivoire, au Bénin, au Ghana, et au Burkina Faso". "En Côte d'Ivoire, plus de la moitié des interprètes dans les entreprises chinoises et chez des particuliers ivoiriens sont des Togolais.

Je me sens heureux parce qu'ils trouvent de bons boulots pour une meilleure vie et ils connaissent au moins la culture chinoise, ce qui permet aux deux peuples de se comprendre plus facilement", s'est-il réjoui. Mme Kafui Kpegba, deuxième vice-présidente de l'UL, a de son côté déclaré que l'ouverture de cette formation "inaugure une nouvelle ère" entre l'UL et l'Institut Confucius qui devient "une entité à part entière" de cette université publique du Togo. La licence professionnelle arrive dans un contexte où, a-t-elle relevé, la coopération entre la Chine et le Togo est passée du plan diplomatique à un plan "beaucoup plus économique" avec l'arrivée des sociétés chinoises qui offrent de l'emploi aux jeunes togolais parlant le chinois. "La question de l'employabilité des étudiants que nous formons a suscité cette idée de créer la licence professionnelle chinoise.

Je pense que l'avenir nous donnera raison", a dit Mme Kpegba. Propos auquel souscrit Tchakou Roland, 22 ans, en première année de licence professionnelle chinoise, qui a affirmé être un "passionné de la Chine", indiquant s'être inscrit car il est à la recherche de ce qui peut le distinguer sur le marché de l'emploi. "Je voulais quelque chose de concret, de sérieux qui peut m'aider par rapport à mon avenir", a-t-il dit à Xinhua en marge de la première classe de licence professionnelle. Pour ce jeune Togolais, qui a passé une année à la faculté des sciences physiques, la Chine est une terre d'opportunité et il entend y poursuivre ses études supérieures soit en master, en informatique ou en interprétariat.

Le professeur Koutchoukalo Tchassim, directrice togolaise de l'Institut Confucius, a confirmé la qualité de l'enseignement dispensé dans l'Institut, ajoutant que depuis 2012 l'effectif des inscrits n'a cessé de s'accroitre, pour atteindre près de 600 inscrits pour ce semestre, contre 300 il y a 5 ans. "Cela pose déjà un problème d'infrastructures à l'Institut", a dit Mme Tchassim, qui se réjouit toutefois de l'engouement des Togolais pour l'apprentissage du chinois. L'Institut a ouvert une antenne à l'Université de Kara, à 440 km au nord, et a entrepris une promotion dans des établissements scolaires à Lomé afin d'y créer des classes Confucius. "Notre ambition c'est de pouvoir étendre l'Institut Confucius en créant des antennes dans les établissements scolaires.

Quand nous sommes passés dans les établissements, nous avons vu des élèves très intéressés", a dit Mme Tchassim.

Imprimer
230 Noter cet article:
Pas de notation

Laissez un commentaire

Nom:
Email:
Commentaire:
Ajouter un commentaire

Nom:
Email:
Objet:
Message:
x
Back To Top